jeudi 8 février 2007

Le foutage de gueule du mois: Les vieux

Pour ceux qui trainaient leurs sombres guêtres sur le msn "spaillece", passez votre chemin, c'est de la redite. Pour les autres....

Fertile sujet que celui-ci fleurant bon la poussière, la croûte fermentée et la naphtaline. Loin de moi l’idée de catégoriser de manière sectaire les retraités de notre ère et d’insulter grassement mémé, il faut tout de même avouer que la grosse masse ressemble à peu près à ce qui va suivre….

1) L’apparence rance :

Voilà le premier hic, soit leur misérable accoutrement. Nous pouvons les remarquer de loin pour la plupart. Tout comme les teuffeurs ou les Z’yva (sujets à venir mes coquins), ils ont leurs symboles d’appartenance, leurs marques de fabrique, leurs coutumes.

Il y a tout d’abord deux catégories ; les simples et les « bien habillés ».

Pour les simples, nous pouvons souvent remarquer chez la dame, des robes à fleurs aux couleurs rappelant certains vomis bien nourris du samedi soir, des bas aux tons beiges cachant les poils non épilés depuis la dernière guerre mondiale, des chaussures démontrant que finalement les orthopédistes ont tout, sauf du goût.
Pour les hommes, on frise la marcel attitude avec des t-shirts aux slogans risibles tels que « San Francisco connection, Vip Royal canin, Reader’s digest membre, Hawai sportswear, tennis champion et autres hérésies littéraires…). Des shorts même en hiver pour la plupart avec la ficelle non bouclée car les années de bière roteuse ont affligés leur bedon d’une colossale aérophagie (la grosse moyenne ne peut d’ailleurs plus se reluquer le zigomard…), les jambes imberbes, les poils étant tombés depuis belle lurette suite aux pores de la peau détendus à leur paroxysme. Enfin, des sandales type catholique civilisé enrobent leurs pieds et leurs ongles momifiés de manière cinglante.
Pour les deux sexes (où ce qu’il en reste), le parfum n’est pas de rigueur.

Pour les « pseudo bien habillés », ils portent TOUS des couleurs beiges, ocres et taupes d’un triste redoutable rappelant que leur dernier souffle n’est guère loin. Pas de couleurs, ni de fantaisies, car à cet âge, « on a tout vu et on n’est plus des jeunots ». Ils sont oints de baumes et crèmes qui rappellent les fesses de bébé après un nettoyage anal à la Nivéa. Il faut bien tenter d’enlever les rides de Sharpei dont ils sont affublés.
Autant dire au final qu’un pot de rillettes éventé présente bien plus de saveurs bucoliques…

De plus, si l’on creuse un peu, ils ont TOUS des prénoms à la con que jamais plus personne n’osera porter. Nous trouvons à la pelle des Germaine, Gertrude, Hugolin, Ernestin, Marie Louise, Marcel, Francine, Lucette, Odette, Emile, Josette, René, Amédée et autres Barnabé… Vous me direz, c’est toujours mieux que Kevin, Sabrina, Jordan, Jason, Jean-Mouloud ou Donovan…

2) Les muses des croulants :

La télévision : Primordiale voir vitale pour eux, elle est l’essence même de leur culture et de leurs chimères. Sans eux, nous ne connaîtrions pas les séries allemandes de merde tels que Tatort, Derrick ou le renard, nous n’aurions pas non plus les téléfilms larmoyants sur les femmes battues, les couples ratés et les histoires de tribunaux croupis, nous ignorerions la richesse des émissions faussement intellos regroupant tous les « bien pensants coincés de la bite » tels que des chiffres et des lettres, question pour un champion, motus et consors… Certains soirs leurs sont même délégués généreusement et on s’adonne aux « soupes aux poireaux popcorn » avec Navarro (d’agneau), Julie Lescaut (rien à voir avec les grottes), Cordier juge et flic (rien à voir avec le guitariste barbu du club Dorothée) et Joséphine, ange gardien où on nous fait croire que nous sommes protégés par des gens qui mesurent l’équivalent de 3 bites à genoux. Nous méconnaîtrions les feux de l’amour, la télé boutique achat, la petite maison dans la prairie et amour, gloire et beauté.



Tout ce riche programme leur permet donc d’égrener plus facilement le temps. Car le temps, à leur âge, ce n’est plus de l’argent….

Les courses : En général la seule sortie quotidienne, car ils n’ont que ça à foutre, ils vadrouillent silencieusement, non sans crachoter grassement de temps de temps, dans les rayons des petites surfaces. Malgré leur surdose de temps alloué, ils insistent tout de même pour nous passer hypocritement devant la gueule avec pour seul argument « je suis vieux, malade, pauvre, j’ai connu la guerre, tu me dois le respect jeune petit con élevé à la supair naintendo » ! Et ils le font bien ces vieux galopins. Ils poussent, expectorent, marmonnent, toussent de manière forcée et vous laissent penser qu’il faut absolument les laisser passer sinon, ils vont crever sinistrement sur le tapis roulant de la caisse les quatre fers en l’air. Et eux ne passent pas à la machine à code barre ! La belle affaire ! Donc, oubliez votre planning surchargé et laissez passer l’élite de la nation, après tout, il est vrai qu’ils se sont battus auparavant pour nous allouer un monde meilleur. Bon, vlà la gueule du monde meilleur mais ça, ils n’y sont pour rien….

La messe : Sorte d’after du dimanche matin où ils peuvent enfin croire qu’ils iront tous au paradis alors qu’ils ont été aussi cons que nous tous. Mais on se rachète comme on peut. Alors, on donne la maigre retraite pour entretenir la paroisse et le Vatican, on prie pour que le monde n’ait plus de guerres et on implore le grand divin de faire une cérémonie on ne peut plus triste. Il y a des jours comme ça où j’ai envie de leur envoyer une équipe de Gospel histoire de leur montrer comment fêter la vie et le tout puissant…

Les plus érudits d’entre eux se laissent vaquer au jardinage, à la pétanque, à la philatélie, à la radio, à la couture ou autres mais ils se comptent sur les doigts d’un moignon.

3) Les avantages des dinosaures non en voie de disparition :

Les mémés font dans la moyenne une bien meilleure cuisine avec des vrais légumes alors que maman ne sait même pas ouvrir un paquet de tranches de jambon sans se couper, cette feignasse.

Les pépés sont toujours aux aguets pour une partie d’échecs, de bridge ou de scrabble pendant que le gnome de petit frère se décérèbre sur son game boy et que papa regarde inlassablement le tour de France.

Pour les vieux qui traînent les pieds, ils peuvent être très utiles. Dans un logement, accrochez des peaux de chamois aux charentaises et ils vous lustrent le parquet comme des fées du logis. A la campagne, préférez des chaussures à crampons cloutés, comme cela, ils peuvent labourer des champs ou aérer la terre du potager.

Pour les gens comme moi qui ont un humour de merde qui ne fait rire personne, ils sont en général très bon public et des jeux de mots moisis peuvent les faire rire. Pas trop quand même, ils peuvent en faire une attaque ou s’étouffer avec leur dentier. Et un étouffement au dentier, ça n'est pas le même plaisir que celui ci-dessous :


C'est pas pépé qui va me contredire....Quoique...

Pour les fans de télévision, les vieux qui ne sont pas encore creux du bulbe peuvent vous raconter ce qui s’est passé les 3 derniers mois et sont intarissables sur la météo.

Pour les nuls en histoire, ils racontent très bien la guerre mais ne connaissent ni les noms, ni les dates ni les évènements majeurs si ce n’est la fin de la guerre.

Enfin, ils peuvent éventuellement être divertissant si on leur met du sel dans la ricorée, du plâtre dans le verre du dentier, du poil à gratter dans les ensembles Damart thermolactyl, de la harissa dans le dentifrice, du vinaigre dans le produit à gouttes pour les yeux, de l’huile de moteur sur les lunettes, de la colle sur le Sonotone, ou de la sciure de bois dans le calvados.


4) Les inconvénients des traités et retraités :


Ils vous parlent sans honte en plein repas de leur chiasse de la veille, de leur toux glaireuse du matin, des morceaux qui en faisaient partie ainsi que de la couleur de leurs selles.

Ils installent sans vergogne leur pot de chambre rempli comme un pot de Blédina édition familiale à 50 centimètres du lit.


Ils pètent sans se rendre compte de rien, leurs muscles anaux étant complètement mort suite à toutes ces années d’utilisation. Attention, ce n’est pas parce que Mémé se lâche plus que les autres qu’elle doit être considérée comme une ancienne sodomite invétérée !

Ils coûtent cher à l’état mais à la limite, ils le méritent plus que les branleurs qui veulent rien foutre de leur vie.

On ne les voit jamais en rave party et j’avoue que cela me manque.

Ils offrent trop souvent des chocolats dégueulasses et imbouffables pour les fêtes, on comprend alors mieux pourquoi eux-mêmes n’ont plus de chicots. A noter aussi des gâteaux secs du Mont Saint Michel ignobles et autres sablés au goût « beurre de Noirmoutier » à l’heure du thé.

Certains conduisent encore et laissent penser qu’il vaudrait mieux faire rouler un aveugle épileptique dans un poids lourd sans freins en sens inverse sur une autoroute plutôt qu’eux dans leur deux-chevaux.

Pour la vie en communauté, ils souvent sourds et mettent la télé ou RTL à fond les gamelles et vu qu’ils se lèvent aux aurores, ils nous pètent les couilles. Limite si l’on ne regrette pas ce con de coq.

Pour ceux qui tremblent, ils vous foutent du café partout sur les genoux, sur la table et une brûlure est vite arrivée avec leur jus de chaussettes réchauffé x fois.


Conclusion :

Comme vous l’avez constaté, on s’en passerait volontiers de ces chiques molles mais force est d’avouer qu’ils ont parfois un coté rassurant, on se met à penser qu’auprès d’eux, le temps s’arrête et que le rétro a du bon. Mais, ils sont comme les pruneaux, ils sont plaisants mais en cas d’abus, ils font chier….


Note à Mémé : Je t’aimeuuuuuuuuuuuu Mémé !!!!!



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