mardi 20 mars 2007

T-Shirt













Hé ouiiiii, je ne m'arrête jamais... entre deux carresses aux chats et un calin au père Pitchou je continue mes personnalisations de T-Shirt!


Cette fois-ci, place au printemps...petite fleur...petit papillon. C'est de saison! et voilà le travail:





Allons voir un peu de plus près...


- Le papillon

Alors là, rien de plus simple! Même un bulot saurait faire ça! Il suffit d'acheter le motif de son choix (même chez auchan on en trouve... mais vu la gueule des trucs.. mieux vaut chercher autre part!) Puis il faut positionner le motif à l'emplacement de son choix et le fixer au fer à repasser. Attention, tout les petits empiècement ne sont pas forcément à fixer au fer... donc si vos talents de couturiers(ères) sont égaux au miens, se rabattre sur les motifs thermocollants!





- La fleur


La tige de la fleur est réalisée en couture en pointillé. Les pétales sont peints à la main (toujours avec la peinture textile, voir articles ci-dessus)









- Le petit plus


J'ai brodé la manche gauche de manière à rappeler les motifs de la tige et du papillon.






Comme on me l'a fait remarquer, je pourrais également personnaliser mes vieilles culottes sloggy blanches... et c'est une bonne idée... merci cousine!!!!

Pour ne rien vous cacher, j'y réfléchi sérieusement!!!!

lundi 19 mars 2007

Escapade à Rouen

Aujourd'hui je me lance dans un sujet non encore abordé dans ce blog... mais j'avais envie de partager notre petite escapade à Rouen!

Concrètement, nous sommes allés à Rouen pour l'anniversaire du pôpa à Pitchou, ce qui m'a donné l'occasion de découvrir un peu la ville. Pour l'alsacienne que je suis, pas de grand dépaysement : petites ruelles sombres, maisons à colombages (quoique différents des colombages alsaciens)


Pour les plus curieux, voici le lien vers une carte de France pour y situer Rouen (ca peut toujours servir pour le prochain trivial pursuit!!hihihihi!!!


http://www.viamichelin.fr/viamichelin/fra/dyn/controller/Cartes-plans?mapId=-ta7bxyj31zrbbp&dx=377&dy=208&empriseW=754&empriseH=417

Bref, passons à l'essentiel: les photos!!!!








La cathédrale de Rouen (a noter : Rouen est également appelée la ville aux cents clochers)















L'église St-Maclou (maiiiis non, rien à voir avec les tapis!!!)


















Les Colombages rouennais













Le port d'Honfleur








Et, pour finir cette scéance "photo", la cerise sur le gâteau : les huîtres!!!!!
(Depuis quelques temps, j'ai découvert mon goût pour les huites...)








Voilà, en résumé (on vous passe les photos de fin de soirée, quand on était un peu pété...) un aperçu de la ville de Rouen!



C'était Pitchou et Lucette, en direct de Rouen!


Prochaine destination ??? A nous de voir... il nous reste à consommer le cadeau de Noël de pépé Pitchou, à savoir, un repas et une nuit d'hôtel quelque part en France (coffret cadeau "escapade gourmande")

lundi 5 mars 2007

Les joies triviales de la poursuite


AAAAAAh, la glorieuse incertitude des jeux de sociétés. Les lancers de dés chaotiques nous rappelant que nous ne sommes que des atomes frétillants déambulant dans le vide cosmique. Les étripages joyeux, les regards emplis de sens, les pressions fourbes mais amicales des équipes adverses, etc.…

Bref, parlons ensemble du trivial pursuit. Vous le savez, ce jeu légendaire est connu pour ses questions qui grattent la vulve. Celles qui feraient de vous un meurtrier sanguinaire à la mine patibulaire. Une envie imperceptible et démoniaque de faire goûter à vos adversaires quelques affirmations scientifiques non testées telles que la possibilité de respirer à travers les racines d’un pissenlit ou l’opportunité de domestiquer un troupeau d’asticots à long terme.

C’est comme le monopoly ou le scrabble finalement cette saloperie. Un jeu simple d’apparence, que tout le monde connaît, et que l’on voit partout. Si ce n’est que pas grand monde n’aime pas y jouer. SAUF Mathieu le ténébreux gladiateur aux muscles saillants et Nora appelée la gobeuse de vers et de rimes délicieuses. Alors, merde, on se décide enfin à ouvrir la vieille boite d’occasion achetée à Easy cash entre un « tordues ninja » sur nes et un super mario world sur super nes. (Erection notoire arrivé en caisse avec ce butin royal….)

Alors, la question n’est pas de savoir si nous avons passé une bonne soirée (et je vous remercie de vous en soucier, elle l’était) mais plutôt de définir la psychologie même de l’humain devant cet autel de la délinquance intellectuelle. On aime se masturber devant un reportage diffusé sur le câble à 4h30 du matin ? Bien, c’est parti !



1) Les questions

Tout d’abord, est ce que les pingouins boutonneux bossant chez Trivial sont payés à la ligne, à la carte finalisée ou à la bêtise maligne ? Il y a plusieurs catégories que nous allons décrypter ci-dessous (et je vais pas faire court juste histoire d’arranger les feignasses de la lecture).

Les questions Sorbonne : Quel joueur de football a touché un poteau avec le ballon le 3 juin 1954 lors du tournoi opposant Jouy en Josas à Gilles sur Yvette ? Quel bourgmestre a éternué lors d’une congrégation municipale antérieure aux législatives sectorielles ? Quel roi légendaire d’Assyrie se suicida en incendiant Ninive ? Quelle partie du corps peut être touchée par une onychomycose ?

Bref, vous l’avez compris, il faut au minimum avoir un bac + 27 agrégé en sciences masturbatoires pour pouvoir répondre à ce genre d’insanités qui font passer le plus érudit des êtres pour un mulet à trois pattes. Jean d’Ormesson devenant Loana pour un soir. Affligeant, n’est-il pas ?

Les questions Philippe Candeloro : Autrement dit, un puit infini de challenge bête, chiasseux et sans gloire. Qui est le chien de Mickey ? Gérard Jugnot a-t-il joué dans Alien versus Predator ? Que met parfois à ses pieds le plongeur ? Que met souvent au bout de sa bite le hardeur ? Etc.… Celles-ci, tout le monde aime y faire face mais personne n’aime les poser. « Ouuuuuuuuuuaiiiiiiis, mais t’as des questions faciiiiiiiiiiiiiiles, peuh, c’est trop nul pendant que moi, être méritant que je suis, je me tape des trucs trop duuuuuuuuuuuuurs, tu vois !!! »

Les questions Bernard Tapie : Où celles qui vous plonge dans le désarroi le plus total. Vous pensez le savoir mais elles vous bernent tel le rhum de 60°c dans un punch vicelard et sucré. Il y en a des bonnes péchées dans le jeu. Par ex : « Où est le seul bordel autorisé à l’académie Française ? » Réponse : Dans le dictionnaire. « Quel animal pouline ? » Réponse : la jument. « Combien de médailles d’or, Jean Claude Killy a-t-il remportées aux JO d’Albertville ? » Réponse : Aucune.

Il est de bonne convenance de se dire que les développeurs ont voulu se foutre de la gueule des pauvres béotiens que nous sommes.



2) En cas de perte que faire ?

Pour mieux illustrer mon propos, je vais décortiquer chaque face du dé de la défaite ainsi que les solutions les plus appropriées pour s’en sortir comme un prince. Des techniques comme cela, je devrais les vendre !

Si l’adversaire est de votre famille, il est impératif de maîtriser vos pulsions. Il faut noter que ce sera particulièrement compliqué puisque ce cafard visqueux va généralement bien se foutre de vous, voire menacer de courir partout dans la maison et même votre quartier et beuglant que vous êtes un looser, tout ragaillardi qu’il est par le fait d’appartenir à la même famille que vous, ce qui, croit-il, lui offre l’opportunité d’être si peu courtois envers vous. Il y a diverses options pour s’en sortir superbement :

Si le sujet est plus jeune que vous, soyez abject : « Mais au fait tu sais que tu n’es pas mon frère ? Ben oui papa et maman t’ont trouvé dans une poubelle et ils ont eu pitié de toi. Oui mon pauvre, tu fais pitié tu vois… ». Efficacité : 10/10. Problèmes à long terme : 9/10.

Si le sujet est plus vieux que vous, soyez répugnant : « Mais dis-moi, papa le sait que tu te branles en cachette devant ses bouquins SAS ? Noooooon ?......ah……. ». Laissez en suspend votre fin de phrase. Efficacité : 8/10. Problèmes à long terme : 4/10, mais tenez vous à carreaux pour le reste de votre vie. Marche aussi avec tout ce qui fait frémir les parents : sexe, drogue, anarchisme, star academy. Pareil pour les parents si ce n’est que vous pouvez rajouter les histoires de tromperies ou de revenus non déclarés.

Si le témoin n’est pas de votre famille, pour l’explication, il vous faudra alors ruser. Soit. Il est de notoriété publique qu’il est aussi mauvais que vous sur certains jeux, et vous pouvez appuyer là où ça fait mal (en cas de scrupules, soyez sûr que lui n’en aura aucun à vous traînez dans la fange en vous tirant par les couilles), soit il est extrêmement doué et vous êtes mal. Dans ce cas extrême prétextez une mauvaise grippe/diarrhée purulente/attaque cérébrale momentanée. La médecine est un formidable puit d’inspiration pour se tirer des mauvais pas. Il existe une autre arme redoutable mais dangereuse, c’est le « T’as jamais eu des envies envers un autre garçon ? Moi ça me trouble des fois… ». Très compliqué à sortir, mais si vous êtes bon comédien c’est la réussite assurée. Vous ne perdrez pas la face. En aucun cas. Votre copain peut être par contre. C’est le risque. Mais de toute façon c’était un sale crapaud prêt à se gausser de votre insuffisance technique pour se rendre intéressant, alors… et puis vous serez peut être malgré vous le détonateur de coming out spectaculaires qui sait ?

Psychologiquement il faudra vous mettre en condition. Vous êtes un tueur ! Vous êtes prêt à filer des nouveaux nés à bouffer à vos dobermans et à vous branler en regardant la scène !! Oui je pousse un peu mais c’est pour votre bien, enfin pour votre capital honteux. Bref rien ne doit vous faire reculer. Soyez aussi convaincu que plus un mensonge est gros, plus il a des chances de passer.

Préférez donc de loin jouer sur la corde sentimentale. Les problèmes sociaux sont une excellente porte de sortie. L’alcoolisme des proches, la maladie (de préférence longue, douloureuse et incurable), les résultats sportifs catastrophiques de l’équipe locale, la mort de votre chien sont des incontournables. La clé est la sincérité dans le ton, et si vous êtes assez costaud, une pointe d’originalité teintera de véracité votre bobard. Grâce à notre époque médiatique de merde, plus c’est incroyable, plus c’est vraisemblable. Merci la télé !

Mais pour être un véritable virtuose de la mauvaise foi, il faut sentir le coup venir. Les grands loosers me comprendront. Il est rarissime de se prendre un branlée de l’apocalypse sans le voir venir. Autant avant le début de la partie on peut faire le cador, autant dès les premières minutes de jeu on redescend vite sur terre. De toute façon si la victoire est si ahurissante que ça, vous pourrez toujours avancer le sacro-saint « cul du novice » pour peu que votre adversaire du jour en soit un. Argument tant de fois utilisé, usé par la pratique, patiné par l’engouement populaire, mais véritable dogme scientifique de la culture occidentale, que personne n’osera contester. Son seul défaut est sa validité limitée en fait, puisqu’il devient caduc dès la deuxième défaite (qui survient rapidement).

Sinon, tentez ceci :

Arrangez vous pour vous souvenir d’un rendez vous urgent en plein milieu de la partie. Ca produit toujours son petit effet. Si vous êtes suffisamment volubile, vous pouvez même gagner avec un coup comme ça, à grand renfort de soupirs angoissés, de regard implorants.

Démerdez vous pour répondre à votre portable. Le meilleur moyen c’est de le garder contre votre bite et puis de vous écrier : « ouh ça vibre là ! Chuis obligé de répondre, ça chatouille trop ! ».

Amis pétomanes votre heure de gloire est arrivée. Votre don va enfin vous être utile, et pas seulement pour épater la galerie à Noël ou aux anniversaires !
Lâchez une énorme caisse velue, série spéciale « gaz moutarde », et infligez ainsi de lourdes pertes olfactives à l’adversaire ce qui occultera très sensiblement sa capacité de jugement. Petit inconvénient : vous vous en sortirez sur le plan du jeu, mais pas vraiment la tête haute, ni forcément le slip propre…on vous appellera « burn out », tant pis !

Les avances sexuelles sont ici encore une excellente pirouette verbale pour se dépêtrer.

Vomissez. Pour de vrai. Ca détourne efficacement l’attention, et fait définitivement oublier à votre adversaire la partie en cours.

Apprenez les cartes par cœur.

Cachez un dictionnaire encyclopédique dans vos toilettes et prétextez une colique chronique.

Si malgré toutes vos feintes votre adversaire s’acharne à vous faire embrasser la honte sur les fesses, il vous reste à jouer la carte de la compassion. Expliquez lui longuement que ce ne va pas vraiment en ce moment, que c’est un malheureux concours de circonstance, que vous n’auriez jamais du accepter un tel défi (que bien souvent vous avez proposé, mais avec un peu de bol il aura oublié).

Enfin, dernière approche de la défaite, le sourire désabusé. Un petit rire grave façon far west (quand le héros a une balle dans l’épaule), le regard lointain et perdu, les yeux légèrement plissés, une douleur indicible sur les traits. Si le soleil est couchant et qu’une musique un peu dramatique se fait entendre en fond, le tableau est parfait. Et là vous attaquez : « Moi tu sais, les jeux culturels, j’en suis revenu. Ce que j’apprécie au fond ce sont les intenses moments d’échanges, d’amitié solide entre les joueurs du trivial. Ces moments qui font de nous une vraie famille tu vois ? Après tout victoire, défaite, quelle importance ? (Petit rictus crispé trahissant le mensonge). L’essentiel est de vivre le moment, le dominer ou le subir n’est finalement que secondaire, tu ne penses pas ? Ah ah, finalement devant la faim, la misère et la guerre, que sont nos petites joutes fraternelles ?... » Normalement c’est carton plein. Vous pouvez même dégoûter ce sale enculé du jeu. A vie.

Car l’essentiel comme vous le savez, comme nous le savons tous, n’est pas de s’occuper de la misère, de la faim ou de la guerre. Non. Alors ça vraiment pas. L’essentiel est de pourrir la tête de bulot de l’étron bariolé qui vous a fait l’affront d’oser toucher une de vos cartes !